Manger au restaurant sans casser son rééquilibrage - club nutrition Montpellier

NUTRITION / SORTIES

Manger au restaurant sans casser son rééquilibrage ?

Choisissez le plat, pas le menu. Un plat de la carte accompagné de légumes pèse souvent 300 à 400 calories de moins que la formule entrée plat dessert, pour exactement le même plaisir. Le restaurant n'est pas l'ennemi d'un rééquilibrage alimentaire. C'est même le meilleur endroit pour vérifier qu'il tient debout.

Au club Sainte-Julie Nutrition à Montpellier, c'est la peur numéro 1 des premières semaines. Un anniversaire, un déjeuner de travail, une envie de sortir un vendredi soir, et la question tombe toujours de la même façon. Est-ce que je vais tout gâcher ? Voici ce qu'on répond.

Faut-il refuser les invitations pendant un rééquilibrage ?

Non, et refuser est même la meilleure façon d'échouer. Une alimentation qui vous oblige à décliner les sorties ne tiendra pas 6 mois. Elle vous isole, et l'isolement finit toujours par une soirée où tout lâche d'un coup.

Un repas au restaurant, c'est 1 repas sur 21 dans une semaine. Même copieux, il pèse peu face aux 20 autres. Ce qui pèse vraiment, c'est la semaine d'après, celle où l'on se dit que c'est fichu de toute façon et où l'on relâche tout.

Ce n'est pas le repas du samedi soir qui fait grossir. C'est le dimanche, le lundi et le mardi passés à s'en vouloir.

Que regarder sur la carte en premier ?

La méthode de cuisson, avant l'aliment lui-même. Un poisson grillé et un poisson en friture partent du même produit et n'arrivent pas du tout au même endroit.

1. Cherchez les mots grillé, rôti, vapeur, braisé, au four. Ils annoncent une cuisson sans ajout de matière grasse.

2. Méfiez-vous de pané, gratiné, confit, crème, beurre blanc. Ce sont des ajouts, pas des plats. Le même poulet passe du simple au double.

3. Regardez la garniture, pas seulement la viande. Beaucoup de restaurants remplacent les frites par des légumes ou une salade si on le demande au moment de commander. Personne ne le propose spontanément, mais presque personne ne le refuse.

Entrée, plat, dessert, faut-il vraiment choisir ?

Deux sur trois suffisent, et c'est le repère le plus simple à retenir. Entrée et plat, ou plat et dessert. Jamais les trois.

Si le dessert vous fait envie, prenez une entrée légère, une salade ou un carpaccio, et gardez la place. Si c'est le plat qui vous attire, sautez l'entrée. Surtout, ce choix se fait à l'arrivée, pas quand le serveur revient. Une décision prise le ventre vide et une décision prise après la corbeille de pain sont deux décisions différentes.

Le pain, justement. Il arrive avant tout le monde et repart souvent vide, sans que personne ne s'en souvienne à la fin du repas. Demandez un verre d'eau en attendant le plat, ça occupe les mains et ça calme la faim. Le même principe que pour couper la faim naturellement à la maison.

Quoi boire quand on fait attention ?

De l'eau en premier, avant l'alcool. Un verre de vin apporte environ 100 calories, une pinte de bière 200 et un cocktail sucré jusqu'à 250. Le vrai problème n'est pas le verre en lui-même. C'est qu'il ouvre l'appétit et baisse la vigilance sur tout le reste du repas.

Un repère qui marche bien, un verre d'eau entre chaque verre d'alcool. Vous buvez moins sans y penser et le lendemain est nettement meilleur. Les sodas et les jus de fruits ne sont pas des solutions de repli, ils apportent autant de sucre qu'un dessert.

Et si le repas dérape quand même ?

Vous ne faites rien, et surtout pas de compensation. C'est la partie que personne n'applique, et c'est pourtant celle qui change tout.

Sauter le petit-déjeuner du lendemain est le réflexe le plus courant et le plus contre-productif. Vous arrivez affamé au déjeuner, vous mangez plus que d'habitude, et la journée entière part de travers. La bonne réponse est un repas normal, à l'heure habituelle, comme si la veille n'avait pas existé.

Le corps encaisse très bien un excès isolé. Il encaisse beaucoup moins bien une privation qui suit un excès. Répété quelques mois, cet enchaînement installe l'effet yoyo.

Comment gérer les déjeuners de travail à répétition ?

En traitant le déjeuner professionnel comme un repas ordinaire, parce que c'en est un. Quelqu'un qui mange dehors 4 fois par semaine ne peut pas considérer chaque repas comme une exception, sinon il n'y a plus que des exceptions.

Dans ce cas on inverse le raisonnement. Ces déjeuners deviennent la base, et on les construit comme les autres, une protéine, des légumes, un féculent en quantité raisonnable. La souplesse se garde alors pour les vrais moments de fête, ceux que vous choisissez vraiment.

Votre prochain restaurant

Regardez la carte en ligne avant de partir et choisissez votre plat depuis chez vous. Ça prend 2 minutes, ça ne coûte rien, et ça supprime la décision au moment où elle est la plus difficile à prendre, quand vous avez faim et que toute la table commande en même temps.

Pour le reste, le club Sainte-Julie Nutrition à Montpellier propose un bilan de bien-être gratuit et sans engagement. On regarde ensemble votre semaine réelle, sorties comprises, et on construit un plan qui les intègre au lieu de les interdire. C'est aussi comme ça qu'on démarre un rééquilibrage alimentaire.

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